Si l’Arduino est une plateforme définie, il se présente sous diverses formes qui sont un peu déroutantes pour le débutant. Voici un petit tour d’horizon des différentes versions actuellement sur le marché.

La platine Arduino de base

Arduino Duamilanove

L’arduino Duamilanove. (arduino.cc)

La version actuelle est l’Arduino Uno, architecturé autour d’un microcontrôleur ATmega328. Il s’agit d’une évolution de l’Arduino Duemilanove qui avait des caractéristiques similaires, les différences étant sur les composants périphériques au processeur. Le microcontrôleur est la différence la plus flagrante par rapport à l’Arduino Diecimila, qui est architecturé autour d’un ATmega168. On passe ainsi de de 16 ko à 32 ko de flash, de 1 ko à 2 ko de SRAM, et de 0,5 ko à 1 ko d’EEPROM. Dans ces deux cas, le microcontrôleur est proposé dans un format DIL 28, ce qui permet de changer le microcontrôleur en cas de besoin.

Ces deux versions présentent le même format, principalement au niveau des différents composants. les deux proposent un connecteur USB de type B, un connecteur d’alimentation, et une série de connecteurs d’entrée/sortie de type HE 14 femelle. Cette configuration permet d’utiliser des modules d’extension proposés par des vendeurs tiers. On trouve ainsi des platine de prototypage, XBee, ethernet… Pour les utiliser, il suffit de les assembler sur les connecteurs.

Ce modèle est certainement celui qui offre le plus de facilité et de possibilités. Il permet de réaliser des prototypes facilement, il n’a pas besoin d’alimentation en plus de celle proposée par l’USB (évidement, si il y a des moteurs ce n’est plus vrai), et peut être utilisé pour le montage définitif.

On notera la sortie du récent l’Arduino Mega. Celui-ci est architecturé autour du microcontrôleur ATmega1280 ce qui le fait passer à 128 Ko flash, 8 Ko SRAM et 4 Ko EEPROM. Le Mega possède également plus de connecteurs. Les possibilités sont quadruplées, mais pour un prix triple du Duemilanove. Il sera donc réservé à des applications nécessitant plus de performances.

La platine autonome

Une variante construite sur le même format et l’Arduino Bluetooth qui troque son connecteur USB par un connecteur Bluetooth. Il est architecturé autour de l’ATmega168. Ce modèle gagne son indépendance par rapport au PC, mais l’absence de la connexion USB rend indispensable une alimentation extérieure. L’intérêt est à mon sens assez limité, la seule valeur ajoutée étant de disposer une connexion Bluetooth, mais cette extension s’ajoute facilement à un Arduino classique, sachant que la différence de prix entre un Arduino Duemilanove et un Arduino Bluetooth est de l’ordre de 80 €…

L’arduino miniature

L’Arduino Nano est une version miniaturisée de l’Arduino standard, existant à base de l’ATmega168 ou l’ATmega328. Il troque son connecteur USB B contre un connecteur USB mini-B et perd le jack d’alimentation. De plus, ses connecteurs sont des mâles. L’arduino nano est dédié au prototypage car son désign lui permet de trouver place sur une plaque labdec. L’absence de jack d’alimentation oblige à alimenter l’appareil à l’aide de l’USB et empêche une utilisation autonome.

Une variante est l’Arduino pro mini encore plus miniaturisé, destiné à être intégré dans des montages définitifs nécessitant un composant miniature.

Enfin, dans la gamme des arduinos miniatures, on citera l’Arduino LilyPad, destiné aux e-textils. Le LilyPad est destiné à être cousu sur des textiles et à être complété par une série de composants : Leds, buzzer, capteurs… de quoi rendre les textiles interactifs.

En conclusion, de nombreuses variantes de l’Arduino existent, mais sont calibrées pour certaines applications. Un débutant s’orientera vers la base classique afin de découvrir le matériel, de faire ses premiers prototypes et peut être son montage définitif. Pour certaines applications, les autres formats peuvent être intéressants.

À propos de... Darko Stankovski

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