Un assistant à la maison

Dans la série la maison connectée, je voudrais… L’assistant vocal. Ok Google, Alexa ou Siri, les géants du service rentrent maintenant dans nos maisons avec ces enceintes intelligentes. Non sans soulever des questions relatives à la vie privée.

Néanmoins, tout le monde aimerait son petit J.A.R.V.I.S. à la maison et en soi, il ne s’agit que de la continuité logique des services offerts sur nos mobidules. Mais est-ce qu’ils ont réellement une utilité ?

Personnellement, je cherchais une solution à un problème de domotique. Une promo a été l’occasion de tester les possibilités. Cela fait donc quelques semaines que j’ai un gadget de ce type à la maison. Alors, à quoi ça sert, comment choisir et est-ce utile ?

Amazon, Apple ou Google ?

Évidemment, ces outils nous sont proposés par les 3 grands du domaine. Lors de la rédaction de cet article, les différences sont les suivantes :

Un Google Home Mini
  • Apple ne propose que le HomePod. Il s’agit avant tout d’une (excellente) enceinte destinée à streamer du contenu Apple Music. Le HomePod intègre évidemment Siri, et malheureusement, Siri est certainement l’assistant le moins performant des 3. Ajoutons la question du prix (plus de 300 €) et vous avez l’offre la moins attractive parmi les 3.
  • Google propose les enceintes Google Home déclinés en 3 modèles. Le Google Home à proprement dit, enceinte à 149 €, Google Home Mini plus attractif à 59 € et le Google Home Max à près de 400 €. La montée en gamme est sur la qualité de l’enceinte. Pour un simple assistant, le mini est suffisant. Google propose certainement l’assistant le plus performants des 3 et bénéficie évidemment de l’intégration de tous les services qu’il propose (mail, agenda, cartographie, habitudes…).
  • Amazon propose son assistant Alexa avec les produits Echo, une offre beaucoup plus variée : Echo Dot, Amazon Echo et Echo Plus sont des enceintes à, respectivement, 59,99 €, 99,99 € et 149,99 €. Mais vous avez aussi Echo Spot, au format radio-réveil avec écran pour 129,99 €, Echo Show, un écran plus grand pour 229,99 € et Echo Input qui n’est qu’un micro pour 39,99 € et qui nécessite à être connecté à une enceinte. Comme pour Google, la montée en gamme est sur la qualité de l’enceinte. Alexa est un assistant moins efficace et moins intégré que Google aussi, Amazon mise sur les développements par des tiers (les Skills) qui peuvent enrichir à la carte l’usage d’Alexa. Un avantage tarifaire pour ces produits, c’est qu’ils sont régulièrement en promotion.

Je me suis tourné vers un Echo Dot d’Amazon pour 3 raisons :

  • L’outil semble proposer tout ce que je veux tester
  • Le prix est attractif, surtout lorsqu’on profite d’une promotion (39 €, et elles sont assez courantes)
  • Comparé à la même gamme, je ne souhaite pas mettre tous mes œufs dans le même panier, je donne déjà trop d’informations à Google qui a accès à trop de choses. Je vous explique ça plus loin.
  • Bonus : le développement de Skills ne semble pas trop compliqué ce qui forcément fait fantasmer mon coté geek…

Démarrage

Allons-y pour la mise en route. Une fois l’assistant déballé, il n’y a qu’à le brancher. Ensuite, il se configure avec l’app disponible sur mobile. Celle-ci va lui permettre de se connecter au réseau WiFi et gérer toute configuration que vous aurez à faire (ajout d’autres appareils, activation de Skills…).

Comment ça marche ?

Rien de plus simple : ces appareils sont en permanance à l’écoute d’un mot-clef (« Dis Siri » chez Apple, « Ok Google » chez Google et « Alexa » chez Amazon). Une fois ce mot détecté, l’enceinte écoute votre requête. L’analyse de votre demande est réalisée dans le Cloud (c’est à dire chez Apple, Amazon ou Google, en fonction). Si cette requête est comprise, elle est exécutée. Votre assistant peut donc vous répondre ou exécuter ce que vous avez demandé (dans la mesure de son possible).

Concrètement, que fait-on ?

Voilà la grande question. L’interaction étant vocale, certaines choses sont facilitées (en comparaison avec un mobidule) et d’autres sont impossibles. Globalement, voilà ce que l’on fait au début :

  • Poser des questions pratiques : l’heure, un calcul, une conjugaison, une définition, une traduction. Et évidemment des trucs moins subtiles…
  • Accéder à certains service en ligne : météo, actualités… Mais aussi streaming de musique (Amazon Music ou Deezer sur Echo).
  • Programmer un réveil, un rappel, un minuteur. Alexa a la capacité d’en gérer plusieurs.
  • Interagir avec des appareils, en particulier tout ce qui concerne la domotique (il faut évidemment être équipé).
  • Il est enfin possible de programmer des routines, c’est à dire un groupe d’actions déclenchées soit à une heure donnée, soit en fonctions de conditions données soit à la demande. Par exemple, la routine du matin peut-être d’allumer les lumières mais pas trop fort, lire le flash info, donner la météo et l’info trafic. Quand on part, d’éteindre touts les lumières.

Un assistant vocal peut aussi intégrer certains services comme votre agenda, vos contacts… et ainsi vous informer du déroulé de votre journée ou même appeler un contact qui possède aussi un Echo. Je n’ai pas activé cette intégration pour deux raisons :

  • Je ne souhaite pas partager toute ma vie avec Amazon.
  • Un agenda est personnel mais un assistant vocal comme Echo est un outil domestique accessible à tous. Comme il n’existe aucun verrou, et ne voulant pas un ajout, modification ou effacement plus ou moins volontaire, cette fonctionnalité n’a pas sa place sur cet assistant.

Enfin, Amazon oblige, Alexa peut commander des produits sur Amazon. Bon, je n’ai évidemment jamais activé cette option…

En parallèle, Echo Dot est une enceinte honorable et il est possible de l’apparier avec un autre appareil. C’est secondaire mais pratique.

Évidemment, les premiers jours, on s’amuse avec. La routine va s’installer avec le temps.

Et en vrai, on finit par en faire quoi ?

Comme tout outil, son usage dépend du changement d’habitudes. Après la période de jeux et tests, beaucoup peuvent abandonner ces assistants et ne retiendront que l’aspect gadget. C’est d’autant plus vrai qu’il s’agit d’un assistant vocal et que nous n’avons pas l’habitude de cette interaction.

Pour ma part, je retiendrai ces usages :

  • Les kids apprécient certaines fonctionnalité : la musique, la skill petites histoires pour Kid 2.5 ou de temps en temps une question pratique.
  • Sa présence du coté de la cuisine me permet d’utiliser les minuteurs, justement pour la cuisine. Oubliez par contre l’aide à la cuisine comme la température pour le rôti… L’intégration de services comme Marmiton n’est pas du tout adapté à un assistant vocal.
  • J’ai programmé quelques routines : Alexa rappelle aux kids 1/2 heure avant le coucher qu’il va être l’heure d’aller au lit, idem pour aller à l’école.
  • De temps en temps, je demande une alerte, l’assistant vocal disponible est plus pratique que les mobidules.
  • Contrôler des éclairages était ma demande principale et elle est… prometteuse. Je suis toujours en phase de test sur ce sujet et ce que je peux en dire, je vous en parlerai sur un sujet dédié à la domotique.
  • Echo est avant tout une enceinte d’assez bonne facture, associé aux services de streaming de musique, ça devient le media center que l’on utilisera le plus facilement. Finalement, l’usage le plus accessible est bien là : permettre d’écouter de la musique le plus simplement du monde dans n’importe quelle pièce.

Je vous décrit ici ce que moi j’ai retenu. Mais l’intérêt dépend de deux critères.

Pour commencer, la localisation. Celle-ci va limiter l’usage. Si il est dans la cuisine, on utilisera la musique, les minuteurs voir les routines du matin. Mais les Kids ne profiteront pas des petites histoires et l’usage domotique sera limité. Dans le salon, ce sera évidemment l’inverse.

La localisation aura une conséquence sur le second critère qui est l’incitation à son usage. En effet, nous n’avons pas l’habitude ce ce type de machines et il ne nous est pas naturel de demander vocalement un service. D’un usage anecdotique, on finit par l’oublier. L’usage devient plus régulier si l’appareil est disponible, placé là où tout le monde peut l’utiliser.

La stratégie de Google et d’Amazon est donc se s’assurer la disponibilité de service en proposant des enceintes à pas cher (Google Home Mini et Echo Dot). Ainsi, vous êtes incités à équiper toutes les pièces de la maison avec une enceinte toujours disponible.

Des améliorations à apporter

Si coté matériel, un Echo Dot est convaincant, il y a des améliorations à apporter coté logiciel.

Pour commencer, de la part des développeurs. Il leur reste encore beaucoup de travail pour proposer des applications réellement pertinentes. À leur décharge, il est difficile pour un développeur formé à une interface visuelle et tactile de penser une interaction (et donc un service) purement à la voix. Je pense que cela viendra avec le temps.

Enfin, un assistant ne peut vous aider, par définition, que si vous lui en donnez la possibilité. Ainsi, sans carnet d’adresses, agenda ou rappels, ils sont limités. Google se place dans la situation idéale, mais je me refuse à leur laisser un monopole. C’est la raison pour laquelle je me répartis entre les différents services. Cela reste un bon équilibre tant que ces assistants ne sauront pas faire efficacement la différence entre les individus. Ou que nous puissions paramètre de manière plus fine le partage d’informations.

Pour la domotique, c’est pratique

Je me suis de nouveau intéressé à la domotique, et je vous expliquerai bientôt la démarche dans un article plus détaillé. Aujourd’hui, contrôler son installation électrique passe pour beaucoup par son téléphone, tablette ou même, montre. Mais ces mobidules ne sont pas des plus pratiques et surtout, pas toujours à portée.

Ces assistants vocaux ont l’avantage de la disponibilité et de l’accessibilité. C’est ce que je cherchais pour que l’installation électrique reste utilisable par n’importe qui. Mais il faut avoir conscience du défaut majeur : le traitement de vos requêtes sont réalisés sur le Cloud. Pas de réseau, pas d’assistant. Donc en ce qui concerne la domotique, il est indispensable de ne pas dépendre uniquement sur ces assistants.

Bon, et au final ?

Au final, l’expérience avec un Echo Dot a été assez satisfaisante. Ce n’est pas un outil révolutionnaire et il reste beaucoup de choses à améliorer, mais pour une soixantaine d’euros (prix officiel, les promos qui le ramètent à mois de 40 € sont assez courantes), ça reste un appareil accessible. Au minimum, vous avez une enceinte connectée pour un prix attractif qui vous permet d’écoute votre propre musique ou sur un service comme Deezer ou Amazon Music. Pour moi, c’est une occasion de l’essayer.

À propos de... Darko Stankovski

iT guy, photographe et papa 3.0, je vous fais partager mon expérience et découvertes dans ces domaines. Vous pouvez me suivre sur les liens ci-dessous.

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1 réponse

  1. 16 janvier 2023

    […] sur ce blog. Oh, ce n’est pas tout à fait exact, je l’ai abordé il y a 4 ans avec les assistants à la maison. Depuis, ça fait quelques mois… années… que je rédige ce post mais quelques évènements (en […]

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