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WordPress est le gestionnaire de blogs le plus populaire avec plus de 50 % du marché des CMS (logiciel de gestion de contenu) et plus de 30 % du contenu du web. Oui, ça se la pète avec ces chiffres que j’ai trouvé sur une liste ultime de stats sur WordPress. Après être passé par plusieurs outils, je l’ai également passé Dad 3.0 sous WordPress. Et depuis 2013, tout fonctionne sans (trop) de soucis.

Il y a quelques mois (en 2017), WordPress annonçait que l’édition de billets allait passer sur un nouvel outil : Gutenberg. Il ne s’agit pas d’un simple remplaçant de l’éditeur Tiny MCE présent par défaut sur WordPress mais presque d’une révolution de la manière d’écrire et gérer du contenu. En conséquence, lorsqu’on a déjà un blog avec un certain volume de contenu qui est en partie géré par des extensions (comme pour les exemples de code), on se méfie de toute révolution. Avant d’y passer, il faut s’assurer que les outils continueront de fonctionner, il faut tester, et valider que tout est ok.

C’est du travail, donc en général, on reporte… Mais à un moment, il faut y passer. J’ai fini par y trouver du temps et bonne nouvelle, tout s’est bien passé et l’outil semble même faire de belles promesses.

Qu’est ce que Gutenberg ?

Gutenberg permet à WordPress de créer des mises en page de contenu, et pas seulement d’écrire des articles. C’est l’une des nombreuses transitions qui se produisent dans WordPress pour une expérience utilisateur plus simple.

WordPress.org

Exposé de cette manière, il est difficile de comprendre Gutenberg. Gutenberg perturbe. Il change les habitudes et les utilisateurs perdent leurs repères.

Il change les habitudes car nous n’avons plus un éditeur de texte mais un éditeur de blocs. Les blocs deviennent les éléments fondamentaux de l’éditeur. Un bloc héberge chaque contenu élémentaire : un titre, un paragraphe, une intégration YouTube… Ainsi, les blocs deviennent le canal par lequel les thèmes et les plugins vont mettre en forme le contenu.

Migrer vers Gutenberg

Je ne vais pas vous présenter Gutenberg et les blocs, mais la transition d’un WordPress historique vers Gutenberg. La bonne nouvelle est que mettre à jours WordPress ne va pas modifier vos articles. C’était ma première inquiétude et j’ai rapidement été rassuré. Lorsque vous mettez à jour, vos articles existants sont contenus dans un unique bloc dit Classique. Tous vos efforts de mise en page sont donc conservés.

Un article existant après la mise à jour en WordPress 5 apparait comme un seul bloc Classique dont la barre d’outil est Tiny MCE.

Pour les plug-ins (les extensions), il faudra évidemment voir au cas par cas leur compatibilité. Je suis parti du principe que les plug-ins à jour le sont. Méfiez-vous donc des plug-ins qui n’ont pas été mis à jour récemment, ils n’ont donc certainement pas pu prendre en compte l’évolution vers Gutenberg.

Donc globalement, migrer vers WordPress 5+ et son éditeur Gutenberg qui est maintenant l’éditeur actif peut se faire sans problème pour les articles. Il nécessite pour cela d’avoir des plug-ins à jour.

Les documents existants

L’ajout de nouveau articles se fera donc avec l’édition de blocs qu’il faudra un peu prendre en main. J’admet qu’il est un peu déroutant de voir par exemple un bloc apparaitre à chaque nouveau paragraphe et qu’il faudra s’habituer à ce que les médias soient dans un bloc dédié. Avec ce changement général de structure se pose la question du devenir des articles existants : faut-il les laisser tel quel ou les convertir en blocs ?

Mon avis est de ne pas toucher aux articles existants si ce n’est pas nécessaire (ce qui devrait être le cas). Si il y a besoin d’une correction ou évolution, alors deux cas se présentent : faut il simplement éditer ce bloc Classique ou moderniser tout l’article en blocs ? Car le bloc Classique est un bloc comme les autres et on peut tout à fait continuer à gérer ses articles à l’ancienne.

Les options du bloc Classique avec la possibilité de convertir en blocs.

Si j’ai à intervenir sur un article existant, je suis pour ma part en faveur d’une modernisation. Si possible. Dans ce cas, la première action est de convertir l’article en blocs. Pour cela, rien de plus simple : l’éditeur propose dans le menu d’options du bloc Classique une option qui fait cette conversion automatiquement (voir l’illustration ci-contre).

Les conversions semblent bien se passer. Mais honnêtement, la méfiance (ou l’impression de complexité) vient avant tout d’une méconnaissance de l’usage des blocs. Je ne saurais donc trop vous conseiller, avant de mettre en forme un article existant, de vous essayer à la rédaction d’un nouvel article (comme c’est mon cas avec cet article) et d’essayer les différents blocs. Ceci sera d’autant plus important que vous pouvez convertir certains blocs en Bloc Réutilisable. Un bloc réutilisable vous permet de définir un composant que vous intégrerez de manière identique dans plusieurs documents (article ou pages).

Après la conversion automatique, l’article a 5 blocs détectés automatiquement.

Si vous utilisez des short codes (codes courts), à première vue, ça se passe bien. Mais à terme, il est possible qu’il vous faudra évaluer si vous ne devez pas les convertir en blocs.

Enfin, si vous avez un thème très spécifique… Et bien je vous invite à consulter la doc pour vérifier la compatibilité.

Voilà donc pour les grandes lignes. Depuis la publication de WordPress 5 en novembre dernier, je m’inquiétais pour mon contenu de mettre Dad 3.0 à jour. J’ignore si il y avait des points de blocage au tout début (actuellement, WordPress est en version 5.0.3), mais aujourd’hui, la mise à jour s’est passée sans problème. la difficulté est de s’y habituer. Et à terme de revoir les stratégies de mise en page.

À propos de... Darko Stankovski

iT guy, photographe et papa 3.0, je vous fais partager mon expérience et découvertes dans ces domaines. Vous pouvez me suivre sur les liens ci-dessous.