Les Fatals Picards à la fête de la musique 2013

Vendredi dernier, c’était le 21 juin, journée tant attendu de la fête de la musique. C’est l’occasion pour tout un chacun de montrer ce qu’il sait faire en place publique ou aller écouter ce que font les autres. Les secondes parties de soirée sont en général réservées à des groupes plus médiatique.

La majorité de ces concerts sont gratuits, et c’est une belle occasion pour les photographes d’agrémenter leur portfolio avec des groupes plus ou moins  connus dans d’assez bonnes conditions.

Les Fatals Picards

Les Fatals Picards arrivent sur scène (D.Stankovski)

Sur la scène de Cachan (94), à 22 heures, c’était le Fatals Picards.

Un concert de fête de la Musique

L’intérêt d’un concert offert par une municipalité de banlieue parisienne, c’est qu’il s’adresse à un publique de proximité. Même si en fonction de l’artiste il peu y avoir du monde, nous sommes loin de la cohue que peuvent avoir certaines places parisiennes. Ainsi, il est facile pour celui qui veux faire des photos d’être assez bien placé, c’est à dire quasiment au premier rang.

Paul et Laurent

Paul Léger et Laurent Honel, à Cachan (D.Stankovski)

Le concert de Cachan

Les Fatals Picards est un groupe catégorisé en Rock mais ils ont aussi des titres bien punk ou reggae. Leurs textes, pour certains assez engagés, sont très décalés et remplis de jeux de mots. Il y a donc de nombreuses occasions pour un photographe de capturer un jeu de scène. Bien entendu, il est difficile de figer sur une image l’ambiance qui amène un titre comme « La sécurité de l’emploi » et pour être franc, une ambiance de concert, c’est sur place. L’image, c’est pour vous donner envie.

Paul Léger

Paul Léger, chanteur des Fatals Picards (D.Stankovski)

Les Fatals Picards sont en tournée de promo de leur dernier album, Coming Out. Mais bien entendu, ils ont interprété de nombreux titres précédents. Oui, même « L’amour à la Française » qui leur a valu leur présence au Concours de l’Eurovision de la chanson en 2007. À ce propos, on a tendance à se souvenir de leur classement (antépénultièmes, c’est le quart d’heure culturel Là Bas Land), mais leur retour d’expérience de ce concours pour Challenges est très intéressant.

On pourra aussi retenir que pour un évènement comme la fête de la musique, ils ont tout de même pu avoir des Guest Stars. Bon, une seule, mais c’est déjà pas mal. Ainsi, Jean-Marc Sauvagnargues, batteur des Fatals Picards est venu interpréter entre autres Mon Père était tellement de Gauche, de l’album Pamplemousse Mécanique.

Jean-Marc et Paul

Jean-Marc Sauvagnargues, batteur des Fatals Picards avec Paul Léger

Donc dans l’ensemble, il s’agissait d’un excellent concert des Fatals Picards à Cachan pour cette fête de la musique 2013. Le tout s’est passé dans de très bonnes conditions et dans une bonne ambiance relativement familiale. Relativement car d’une part le style du groupe n’est peut être pas tout à fait adapté aux enfants, même si les Fatals savent qu’il y en avait dans le publique et qu’ils en ont joué. Mais surtout, il s’agit d’un groupe de rock, donc avec un son très fort. C’est une bonne occasion de rappeler aux parents qu’il faut faire plus attention aux oreilles de nos charmants bambins. Et ne pas hésiter à faire comme ces parents qui étaient au premier rang : leur mettre un casque anti-bruit, tant pis pour leur look. Autre détail pas très familial : certains titres des Fatals sont orienté punk, donc près de la scène, surtout en fin de soirée, ça pogotte. On évite donc les petits dans l’arène.

La photo de concert des Fatals Picards

Le pogo, très bonne transition pour les difficultés du photographe. Le photographe avec son matériel ne va pas à ce type de concert pour le pogo. Il faudra donc faire attention à l’endroit où l’on se place pour ne pas se prendre une rangers dans l’objectif. Pour ce concert, le pogo était rare, en fin de soirée, et très localisé.

Yves Giraud

Yves Giraud, bassiste des Fatals Picards (D.Stankovski)

L’autre difficulté, présente ici, c’est lorsque le meilleur ami du photographe devient son pire ennemi : l’éclairagiste. Si le photographe s’inquiète du manque d’éclairage et surtout de l’éclairage changeant, il y a un pire ennemi : l’éclairage rouge. Ce dernier peut littéralement faire perdre les pédales au capteur en allant dans des températures de couleurs non exploitables. Voici en illustration une photo d’Yves Giraud, le bassiste. La photo a été prise avec un EOS 7D et est extraite sans traitement d’Aperture.

abus de rouge

Le rouge, c’est mal.

Il faut dire que les difficultés sont cumulées sur cette photo avec différents éclairages à différentes intensités. Mais le plus gros problème provient du spot rouge trop intense à la droite de la photo. Il n’est par rare d’avoir un éclairage trop puissant par rapport au reste de la scène, surtout en concert. Mais le type de spot fait que même en recardant pour un portrait et en réduisant la température des couleurs à 2000K, il reste encore un énorme travail à réaliser dans le cou sur les couleurs.

Si vous ne souhaitez pas passer des heures à faire de la post-production, essayez d’identifier rapidement ces difficultés pour ne pas avoir à les gérer par la suite.

Et vous, à quel concert avez-vous été ? Vous avez de bonnes photos ?

À propos de... Darko Stankovski

iT guy, photographe et papa 3.0, je vous fais partager mon expérience et découvertes dans ces domaines. Vous pouvez me suivre sur les liens ci-dessous.

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1 réponse

  1. 27 juin 2013

    […] le 22 juin, c’était le fête de la ville d’Arcueil. Le soir, 24 heures après que les Fatals Picards aient embrasé le Cachan voisin, Arcueil accueillait sur scène Yvan Le Bolloc’h et sa guitare. Quand on souhait remplir son […]

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