Comme dans tous domaines, certains jeux tiennent une place à part. Space Hulk est de ceux là. Au croisement du jeu de plateau et du jeu de figurines, combinant une simplicité enfantine et une efficacité rare, Space Hulk s’était très vite imposé comme une référence du jeu de plateau parmi les joueurs avertis. Vingt ans après sa première édition, Games Workshop réédite enfin ce monstre sacré.

Un petit peu d’histoire.

Space hulk est un jeu créé par Richard Halliwel et distribué par Games Workshop en 1989, soit deux ans après la parution de Rogue Traderqui a mis en place l’univers Warhammer 40000. En 1990, le jeu connaitra deux extensions, Deathwing et Genestealer. Il sera réédité sept ans plus tard en 1996, cette version connaitra une traduction française. Si le jeu aura connu un franc succès, il a également la réputation d’être destiné à un publique averti. Games Workshop publiera alors en 1990 Space Crusade qui cible un plus large publique.

Vingt ans après la première édition, ce 5 août 2009, Games Workshop édite la troisième édition de Sapce Hulk.

Space Hulk bow cover

La couverture de la boite Space Hulk.

Un peu de contexte.

Space Hulk prend place dans l’univers de Warhammer 40000. Un Space Hulk est un amas d’épaves de vaisseaux formés au sein du Warp et rejeté de celui-ci. Dans le contexte du jeu de plateau, il devient un repaire de Genestealers (et donc de Tyranides, mais on verra ça plus loin…) et donc extrêmement dangereux.

Dans le contexte du jeu de plateau, une escouade plus ou moins importante de Space Marines pénètre dans le vaisseau pour y remplir une ou plusieurs missions. Le jeu va donc simuler l’affrontement entre ces derniers et les Genestealers lancés à leurs trousses. Historiquement (et donc dans cette troisième édition), il s’agit d’une escouade de Blood Angels. De plus, ces escouades sont en particulier des escouades Terminator, les unités d’élite des Space Marines engoncés dans les armures les plus puissantes à leur disposition. Si dans le contexte du jeu le fait que ce soit des armures Terminator ou des armures énergétiques ne change rien, la première édition de Space hulk avait introduit ces deux unités que sont les Terminators et les Genetealers.

Space Hulk Box content.

Contenu de la boite Space Hulk.

Un peu de matériel.

L’édition 2009 de Space Hulk ressemble avec sa présentation luxueuse à la seconde édition. Du haut de ses 3,5 kg, la boite déborde de matériel. Le plateau d’abord est un ensemble de couloirs, salles et cul-de-sac entièrement modulaire, comme les éditions précédentes. Le carton est épais et avec beaucoup d’effets de relief. Les marqueurs sont de la même épaisseur ainsi que le tableau des indicateurs.

Les figurines sont absolument magnifiques et justifient à elles seules l’achat de la boite. Au total, 35 figurines plastique vont devoir être retirées de leurs grappes et assemblées. On compte donc 11 Terminators (avec bolters, griffes éclaires, lance-flammes lourd, canon d’assaut…), un Archiviste (en armure Terminator lui aussi, oui les Space Hulks sont assez dangereux), 23 Genestealers (dont un « Alpha ») et 3 marqueurs d’objectif (un calice, un droide-sonde et un trône avec un Space Marine mort). Les figurines sont presque toutes uniques, presquecar on déplorera une grappe de Genestealers en doublon. Bon, pour les masses, ce n’est pas trop grave.

Un peu de mécanique

Le principe de jeu est donc tout simple. Le joueur Space Marine a une mission a remplir, le joueur Genestealer doit l’en empêcher… Pas très folichon, mais tout l’intérêt du jeu est dans la mécanique. Le joueur commence le scénario sur la/les zone(s) spécifiée(s) et y dispose des figurines. Le joueur Genestealer dispose de plusieurs points d’entrée sur le plateau et n’y dispose pas ses figurines… En effet, le joueur Genestealer aura droit à chaque tour de faire entrer un certain nombre de pions « blip » par ces entrées. Chaque pion blip cache de 1 à 3 Genestealer(s) et ne sera révélés qu’au plus tard lorsqu’il sera en ligne de vue du Marines.

Chaque tour, le joueur Marines joue toutes ses figurines, puis c’est au tout du joueur Genestealer. Le joueur Marines dispose de 4 points d’action par figurine. Avec ces points, il peut par exemple se déplacer, changer de direction, attaquer ou se mettre en attente. Le joueur Genestealer a plus de souplesse car il dispose de 6 points d’action par figurine ou blip, et le changement de direction ne lui est pas facturé. Ajoutons que le joueur Space Marine est censé jouer dans un temps limité représenté par un sablier…

Au sujet des combats, c’est tout aussi simple. Le joueur Space Marine équipé d’une arme de tir jettera un dé et touchera sur un 6. Au corps à corps, le Space Marine jette un dé, le Genestealer 3 et choisi le meilleur. Le meilleur des deux élimine l’autre. Simple, rapide et efficace. Heureusement pour le joueur Space Marine, certaines armes et certaines techniques (Overwatch par exemple) lui permettent d’espérer survivre.

En conclusion

La réédition de Space Hulk était très attendue par les Fans. Pour beaucoup, il s’agit du meilleur jeu de Games Workshop, voir du meilleur jeu de plateau tout court. Force est de constater que Games Workshop a su satisfaire les attentes en proposant un produit de qualité (avec certes le prix qui va avec). Cependant, on en peut pas dire que tous les fans seront satisfaits. En effet, Games Workshop n’a réalisé qu’un tout petit tirage de ce jeu, et a annoncé qu’il n’y aurai pas de retirage. La France a ainsi dût se contenter de 3000 exemplaires. Sur Paris, à Starplayer, le jour de la mise en vente, il ne restait que deux boites à midi (trois juste avant que je ne prenne l’avant avant dernière). Beaucoup spéculent sur une vente de la licence d’exploitation. On peut donc attendre sous peu une nouvelle édition.

D’ici là, si cette nouvelle édition du jeu ne le révolutionne pas, elle permet à ceux qui n’étaient pas là lors des premières éditions (et qui ont pu se procurer une boite) de jouer à cet excellent jeu. Elle permet également d’avoir une série de très belles figurines avec un dynamisme que n’avaient pas celles des premières éditions.

À propos de... Darko Stankovski

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