Dans la problématique générale de la gestion de fichiers, et de la gestion des photos en particulier, on a tendance a partir à la chasse à l’oiseau rare alors qu’une solution simple, efficace et à la portée de tous est sous nos yeux. DigiKam, le gestionnaire de photos le plus efficace du marché propose un outil intégré simple d’utilisation.

Contexte

Le contexte est le même que celui décrit dans le billet précédent sur le même sujet. A savoir, comment gérer le renommage de ses photos. L’exemple précédent est bon et efficace, mais pas très convivial pour ceux qui souhaitent une interface graphique. De nombreux outils de renommage existent, mais DigiKam offre (depuis peu il est vrai) un outil très puissant et facile à utiliser.

La pratique

Pour y accéder, rien de plus simple. Il suffit de sélectionner l’ensemble des photos que l’on souhaite renommer puis de sélectionner le bouton Renommer dans la barre d’outils. La fonction est aussi accessible dans le menu Image ou par le raccourcis [F2]. La fenêtre qui s’ouvre offre tous les outils et les assistants pour renommer ses photos aussi bien en utilisant les propriétés du fichier que ses métadonnées EXIF. Le champ de saisi en dessous de la liste des fichiers (qui affiche tous les noms actuels et les noms cible) attend le motif de renommage selon lequel les photos seront renommées.

Bouton renommage.

Le bouton de sélection de la fonction de renommage.

Mise en œuvre de l’exemple précédent

Dans l’exemple précédent, je souhaitais renommer mes photos en fonction de leur horodatage. L’exemple complet demandait un nom fixe suivi de l’horodatage, et avec une gestion des doublons possibles (photos prises à la même seconde).

Et bien rien de plus simple. Il suffit de sélectionner le bouton Date et heure… qui offre un assistant pour le format à utiliser. Si on souhaite un format personnalisé, il faut connaitre la sémantique qui, bien qu’intuitive, est accessible via un bouton d’aide. Pour les plus intéressés, il s’agit de la sémantique utilisée par la classe QDateTime de Qt. On voit une fois le choix validé que le champ de saisi contient le motif de transformation. Pour les dates, il s’agit par exemple de [date:yyyyMMdd-hhmmss]. Evidemment, il est possible de modifier ou saisir directement ce motif sans passer par les assistants. La fenêtre de renommage affichant la liste des noms des fichiers et les noms qu’ils auront, il est facile de vérifier la bonne définition du motif (ainsi que dans le cas d’un horodatage, que l’on travaille avec des photos correctement annotées).

Si on souhaite saisir un mot fixe pour toutes les photos, comme par exemple le sujet, et bien il suffit de le saisir directement dans le champs. Ainsi, en reprenant l’exemple du billet précédent sur les photos de Martinique, le motif devient Martinique_[date:yyyyMMdd-hhmmss].

Frame rename.

Prévisualisation du résultat du motif et mise en évidence de doublons.

Dernier détail, on ne gère pas ici les doublons. D’ailleurs, ils seront signalé dans la liste des fichiers en étant en rouge. Pour leur gestion, la solution est dans la liste des modificateurs à droite du champ de saisi. On trouve dans cette liste l’option Unique qui transforme le motif enMartinique_[date:yyyyMMdd-hhmmss]{unique}. Voilà.

Frame rename

Prévisualisation du résultat définitif.

Les autres possibilités

L’outil de renommage est en fait assez puissant. Il accepte donc les chaînes statiques (identiques pour toutes les photos), les motifs de renommage, et des modificateurs. Ces derniers agissent en fait sur la chaîne précédentes (fixe ou non) et permettent par exemple de gérer la casse des caractères, le remplacement de mots, etc, etc… La puissance des motifs de transformation vient elle de l’exploitation des données EXIF. Ainsi, le motif suivant permet de renommer les fichiers d’un mariage (vu le premier mot) en y insérant la date et le modèle d’appareil photo : Mariage-[date:yyMMdd]-[cam]{unique}. Pour ceux qui n’aiment pas l’underscore (« _ ») et préfèrent un tiret, il suffit de remplacer le caractère, le motif devient : Mariage-[date:yyMMdd]-[cam]{unique}{replace: »_ », »-« ,i}.

Evidemment, on peut se demander si toutes ces options sont bien utiles, surtout que DigiKam permet des recherches assez pointures en exploitant les données EXIF. Il n’y a donc à priori pas besoin d’insérer ces informations dans le nom du fichier. Je comprends cependant le besoin que peuvent avoir certains, surtout si DigiKam n’est pas le seul outil utilisé.

Conclusion : DigiKam, l’outil ultime ?

DigiKam offre un outil de renommage simple à utiliser. Dans la plupart des cas, ce sera l’outil le plus adapté. Si on a une règle de nommage semblable à la mienne (basée sur l’horodatage, peut être en insérant d’autres informations), le process peut être des plus simples : déchargement des photos dans un répertoire temporaire, renommage des photos, déplacement dans leur emplacement définitif (ou déplacement puis renommage). En plus, l’interface permet de vérifier le nom de sortie, d’éviter les écrasements accidentelles, le tout sans chercher une sémantique dans une doc’. Cependant, cet outil ne permet pas de vrai traitement par lot complètement automatiquement, ou, malgré l’exhaustivité de l’outil, de gérer des conditionnels complexes. Il s’agit de cas très particuliers, il est vrai, et qui n’intéresseront pas l’utilisateur standard. Pour lui, DigiKam a l’intérêt d’offrir l’ensemble des outils qu’une plate-forme de gestion photo puisse offrir.

À propos de... Darko Stankovski

iT guy, photographe et papa 3.0, je vous fais partager mon expérience et découvertes dans ces domaines. Vous pouvez me suivre sur les liens ci-dessous.